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la nature est tout entière, suivant ce qui la constitue, dans tous les individus de la même espèce, il est vrai de conclure que le Verbe s'est uni à toute la nature humaine, et qu'en lui notre nature est ressuscitée et montée au ciel. Voilà pourquoi saint Paul dit que Dieu nous a conressuscités en Jésus-Christ, encore que nous n'ayons pas été personnellement ressuscites. Et il est vrai aussi de conclure que toute la nature divine s'est unie, dans le Verbe et par lui, à la nature humaine, encore que le Verbe seul se soit inca.rné, et que le Père et le Saint-Esprit se soient unis à l'humanité seulement xa-c' eô8ox{»v xal ^ouXtiaiv^.
Cette union du Verbe avec l'humanité est xaTà orûvôsffiv •^ouvxaô^ôïcoefTaaiv^, et le Damascène, pour défendre à la fois la dualité des natures et l'unité de personne en Jésus-Christ contre les monophysites et les nestoriens, nous présente absolument les mêmes définitions et théories philosophiques que Léonce de Byzance. L'hypostase ne se confond pas tout à fait avec la substance individuelle concrète : « L'hypostase est le particulier subsistant à part soi : c'est une substance avec ses accidents, qui jouit d'une existence indépendante, propre et séparée des autres hypostases en acte et en fait*. » Il n'y a pas de nature <ivu7to<ixaToç, pas plus que d'hypostase ivouaioç^. Toute nature est donc tiKÔatauiç ou IvuTtàrtaToç : OU plutôt toute nature est iwiitoaxttxoç, comme toute hypostase est Ivoustoç, puisque logique-