‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1051 sur 1102 · ni, 11, Cpl · texte numérisé non relu

ni, 11, Cpl

la nature est tout entière, suivant ce qui la constitue, dans tous les individus de la même espèce, il est vrai de conclure que le Verbe s'est uni à toute la nature humaine, et qu'en lui notre nature est ressuscitée et montée au ciel. Voilà pourquoi saint Paul dit que Dieu nous a conressuscités en Jésus-Christ, encore que nous n'ayons pas été personnellement ressuscites. Et il est vrai aussi de conclure que toute la nature divine s'est unie, dans le Verbe et par lui, à la nature humaine, encore que le Verbe seul se soit inca.rné, et que le Père et le Saint-Esprit se soient unis à l'humanité seulement xa-c' eô8ox{»v xal ^ouXtiaiv^.

Cette union du Verbe avec l'humanité est xaTà orûvôsffiv •^ouvxaô^ôïcoefTaaiv^, et le Damascène, pour défendre à la fois la dualité des natures et l'unité de personne en Jésus-Christ contre les monophysites et les nestoriens, nous présente absolument les mêmes définitions et théories philosophiques que Léonce de Byzance. L'hypostase ne se confond pas tout à fait avec la substance individuelle concrète : « L'hypostase est le particulier subsistant à part soi : c'est une substance avec ses accidents, qui jouit d'une existence indépendante, propre et séparée des autres hypostases en acte et en fait*. » Il n'y a pas de nature <ivu7to<ixaToç, pas plus que d'hypostase ivouaioç^. Toute nature est donc tiKÔatauiç ou IvuTtàrtaToç : OU plutôt toute nature est iwiitoaxttxoç, comme toute hypostase est Ivoustoç, puisque logique-

Page 1