Ancoraius
G. Voyez le passage très explicite de Saiîît Grégoire de Naz., Oral. XXXr, 26, 27.
ocYpaçoç Twv àTcoffToXwv, Twv TtaTspcov dont les apôtres et leurs successeurs se sont servis pour nous transmettre ce qu'ils n'ont point confié à l'Écriture. Saint Chrysostome la mentionne ' comme saint Épiphane*, comme les cappadociens^. Cette tradition orale offre les mêmes garanties de vérité que l'rLcriture. Les hérétiques la rejettent : ils ont tort^'. Elle est à|io7ri(yToç, déclare saint Chrysostome : TrapaSoffiç laTt, y.-/\Skv TrXéov Çtitei^. Et saint Grégoire de Nysse : « 11 suffit, pour démontrer notre affirmation, que nous ayons [en notre faveur] la tradition des Pères parvenue jusqu'à nous comme une sorte d'héritage qui nous a été transmis par les saints successeurs et héritiers des apôtres^ ».
Cette tradition orale ne se confond pas encore, pour les Pères grecs du iv® siècle, avec le magistère ordinaire de l'Eglise. Cependant, on trouve déjà dans saint Épiphane une idée qui conduira pratiquement à cette identification. Il remarque que cette tradition, les hérétiques ne l'ont point reçue et ne la conservent point : seule, l'Église l'a reçue et la transmet. Il en conclut que l'enseignement et les décisions de l'Église suffisent à établir la vérité ^. Si tous nos auteurs ne font pas le même raisonnement, ils en admettent tous au moins la conclusion. Le droit de l'Église à trancher les controverses, à condamner l'erreur, à décider de la foi, son infaillibilité dans l'exercice de ce droit sont pour eux des principes reconnus, indiscutables, et toute l'histeire des controverses et des conciles du iv^ siècle se-
1. In acta apostolor., hom. I, l; In II Thessalon., hom. iy,.2; cf. J» epist. ad Philipp., hom. III, 4.