‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 333 sur 1102 · Fragm. 2; Tbéodoret, Eaeret. fabul. comp., IV · texte numérisé non relu

Fragm. 2; Tbéodoret, Eaeret. fabul. comp., IV

càpxwciç : Jésus-Christ est 6eo; oapxwôeiç ^ ; son humanité n'est pas consubstantielle; à la nôtre ^ ; il n'y a pas entre elles deux ô(Aoou(Tia, il y a seulement ôjiioitofAa ^. Apollinaire sans doute, et plus tard ses disciples prétendirent bien maintenir le mot dlôjjLooufft*'* ; mais ils l'appliquaient uniquement à la partie corporelle et animale de notre humanité et de celle du Sauveur.

La seconde conséquence est que nous sommes sauvés par la chair de Jésus-Christ unie au Yerbe, mais d'ailleurs sans mérite de sa part, puisqu'elle n'est ni libre ni capable de vertu''. Apollinaire admet, au fond, le principe qu'on lui objectera souvent, à savoir que cela seul est racheté qui a été pris par le Yerbe. Aussi explique-t-il par la mort de Jésus- Christ le salut de notre chair; mais, peur l'âme, il déclare qu'elle se sauvera en imitant les exemples de Jésus-Christ et en devenant semblable àlui^. C'était une mauvaise défaite.

Une troisième conséquence du système apoUinariste, et la principale puisque tout le système avait été édifié pour elle, c'est l'unité de nature en Jésus-Christ. Si le Verbe est uni à la chair comme l'âme l'est au corps, il n'y a donc en Jésus- Christ ni deux personnes ni même deux natures (ou Suo TrpouwTca, ouSà Suo cpucetç) '^, mais une seule nature ((Jiia çuo-tç) et une seule substance {(jita oôffi'a) 8. La chair n'est pas quelque chose d'adventice et de surajouté (iTrixTrixoç) à la divinité : elle lui est ffuvoucriwfxévTi xaV (rufx^uToç^. Ici toutefois, il: faut regarder

1. 'H xaTà [lépo; TtîffTt;, 30, Lietzm., p. 178 et passiîn. On trouve cependant, bien que rarement; ôeô; èvavflpMn^caç.

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