‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 349 sur 1102 · Contra arianos, III, s* ; et cf. S2-s · texte numérisé non relu

Contra arianos, III, s* ; et cf. S2-s

l'exercice (Si' àax-riaeiûti) le sommet de la sagesse^. Dans Y Antirrheticus, 24, Grégoire affirme simplement que c'est à l'humanité qu'il faut attribuer l'ignorance indiquée dans Marc, xiii, 32,

Voici donc une première catégorie d'auteurs qui ne font nulle difficulté d'attribuer à Jésus-Christ homme une ignorance réelle 2, un progrès en sagesse réel. Les autres sont moins catégoriques ou même d'une autre opinion. Saint Basile, sans désavouer l'interprétation de saint Athanase sur Marc, xiii, 32, préfère cependant la suivante : le Père seul connaît, comme premier principe de la Trinité, le jour et l'heure du jugement; le Fils et le Saint-Esprit ne les connaissent que par communication du Père : ils ne les connaîtraient pas si le Père ne les leur révélait en les produisant 3. Saint Grégoire de Nazianze'' rapporte les deux explications, sans se prononcer sur celle qu'il adopte, mais il est possible qu'il entende, par l'humanité ignorante de Jésus-Christ dont il parle, l'humanité abstraite, prise en soi, non telle qu'elle se trouvait de fait dans le Sauveur s. Amphiloque ^ et Didyme reproduisent également l'interprétation préférée de saint Basile : mais, après avoir comparé le texte de saint Matthieu, xxiv, 36, avec celui de saint Marc, xiii, 32, Didyme se prononce pour une ignorance économique ;

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