‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 355 sur 1102 · Ancoraius · texte numérisé non relu

Ancoraius

4. Oratio I in Christi natal., 4, 6; Orat. V in diem sabbati sancti, 2; Fragw. III.

5. Et voyez Carmen de vita sua, vers 633 suiv. (P. G., XXXVII, 1073, 1074).

6. Epist. CI, col. 180 : *ûff£i; (Jièv yà? Sûo 9eàî xal àvBptojroî, èicsl xal 'if-ofj^ %aX cw^ta' mIqX Se ou 8ùq, oCSè ôeo:'... Kal el Seï ffuvTÔfitoc VtwEtv, à»,o (lèv xal â^Xo "cà èf 5v ô <7wtï)P (etirep \j-t\ tauTÔv tô àôpa- Tov T(p ôpaTtp, xal TÔ â^povov tw ûitb jrpôvov), oùx àX).oç 8è xaî àXXoç' V-^ YÉvotTO. Ta yàp àfiçÔTepa êv t^ cuyxpàffeij 6eoû (iàv IvavOpwTnîaav- Toç, àvOpwTiou 8à OewôévTOç, i\ ottwç âv xiç ôvonàffeis. hé^tù 6à aXXo

saint Grégoire de Nysse afQrme, lui aussi, qu'en Jésus- Christ il n'y a pas aXXo; et sTepoç, mais êv TrpoffojTcov '.

La conséquence première de cette unité personnelle du Christ dans la dualité des éléments qui le composent, c'est la communication des idiomes. Origène en avait ébauché la théorie : les Pères grecs du iv^ siècle reprennent cette théorie ou la consacrent par l'usage qu'ils en font. Athanase répond, dans sa lettre à A-delphius (3), au reproche d'idolâtrie fait par certaines gens contre ceux qui adoraient la chair de Jésus- Christ : « Nous n'adorons pas la créature, écrit- il,... nous adorons le Verbe de Dieu, Seigneur de la création, fait chair. La chair, sans doute, est une créature, si on la considère à part (xaô' lauTT^v), mais elle est devenue le corps de Dieu. Et nous n'adorons pas ce corps à part et en le séparant du Verbe (xaô' lauTo Stapouvre; «XTO Tou Xo'you), ni, voulant adorer le Verbe, nous ne le séparons pas de sa chair; mais sachant, comme nous l'avons dit déjà, que le Verbe s'est fait chair , nous le reconnaissons comme Dieu et existant dans la chair. » Saint Grégoire de Nysse est encore plus explicite. Répondant à ceux qui accusent les catholiques d'admettre deux Christs et deux Seigneurs, il expose comment les propriétés, actions ou passions exclusivement attribuables à l'un des éléments du Christ, si on prend ceux-ci in abstracto, peuvent et doivent s'attribuer à l'autre élément ou au tout, dès qu'on prend ces éléments dans l'union, in concreto. « La chair considérée à part soi (xaô' lau-n^v) est ce que la raison et les sens en saisissent, mais, mélangée au divin, elle ne reste plus dans ses bornes et dans ses propriétés : elle est

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