‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 371 sur 1102 · Or. XL · texte numérisé non relu

Or. XL

capables de connaître Dieu davantage et d'en être participantes dans une plus large mesure ^.

On peut négliger les brèves indications de saint Cyrille de Jérusalem sur notre sujet ^. Mais saint Chrysostome mérite d'autant mieux de retenir notre attention que son autorité a été plus disputée entre Julien d'Eclane et saint Augustin, et qu'il appartient à l'école d'Antioclie dont les tendances pélagiennes ne sont pas douteuses. Julien invoquait, pour nier que saint Chrysostome eût admis le péché d'origine, le texte d'une homélie Ad neophytos où le saint docteur disait que (t nous baptisons les enfants eux-mêmes, bien qu'ils n'aient point de péché qui les souille ^ ». A quoi l'évêque d'Hippone répondait qu'il s'agissait ici de péché actuel. On peut encore remarquer que saint Chrysostome déclare que les âmes des enfants ne sont pas pécheresses (Trovripai) ■* ; et il est singulier surtout que lui, si littéral dans son exégèse, explique le peccatores du texte de saint Paul, Romains , v, 19, non dans le sens de coupables, mais dans le sens d'hommes condamnés au supplice et à la mort^. D'autre part cependant, il est bien vrai que notre auteur établit un parallèle entre Adam et Jésus-Christ^, et paraît ailleurs nous identifier avec Adam transgresseur^. Saint Augustin^ a même cité de lui le passage d'une homélie (perdue) où il aurait été question d'une « obligation paternelle écrite par Adam », d'un « commencement de dette que nous aurions augmenté par nos

i. p. G., XLVr, 177, 180.

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