‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 375 sur 1102 · Or. de incarna lione, Si · texte numérisé non relu

Or. de incarna lione, Si

Tov avOpwTTov), comme si toute la nature avait été c»ncentrée en un seul : xa6dt7rep tivo; ovto; Çœou Tracrj; tîjç «puçewç 32)*.

A côté dé cette théorie, on trouve cependant dans saint Athanase et saint Grégoire de Nysse, je l'ai dit, des expressions non équivoques de la théorie réaliste. Le premier déclare nettement que delà mort de Jésus nous vient l'immortalité, et que notre salut était impossible autrement que parla croix^. Cette mort était le paiement d'une dette (IxttXtipou to ôg>eiXo(xevov Iv tS 6avocTw)^; elle était aussi un sacrifice (îeoeîov xa\ Oîîjjia)^. Pour détruire la malédiction qui pesait sur nous, Jésus-Christ a pris sur lui la malédiction. Non qu'il soit devenu lui-même malédiction et péché : « non ; mais il a pris notre malédiction ; il a porté nos péchés, et il les a portés dans son corps sur la croix ^ » . Des idées analogues se rencontrent dans saint Grégoire de Nysse^.

Il faut cependant exposer plus en détail cette conception d'après les auteurs qui la développent expressément. Saint Basile et saint Ghrysostome mettent surtout en lumière, d'une part, la nécessité d'une expiation capable d'apaiser la justice divine et, d'autre part, l'impuissance de l'homme à fournir cette expiation. La raison qu'ils apportent de cette impuissance est que l'homme étant pécheur ne saurait être agréable à Dieu ni être lui-même une victime sainte et pure, propre à

4. Voir des échos de celte même théorie dans saint Grégoire de Nazîanze {Qrat. XXX, 6, 21), et saint Chrysoslome {Somil. in ascens. D. N. I. C, 2, 3).

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