‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 394 sur 1102 · Epist. ud Serapionem I · texte numérisé non relu

Epist. ud Serapionem I

pour ainsi dire la vie chrétienne acquise par le néophyte : il venait le fortifier et le rendre invincible aux attaques du démon ^

Pour la confirination, comme pour le baptême, le mot ffoppayi'ç est assez sauvent employé par nos auteurs. On l'a vu par la formule qui accompagne le rite. Saint Cyrille répète le mot ailleurs 2. L'onction chrismale est, d'après Didyme, ff^payU Xpis-rou Iv (ieTOTr(»)^. Dans l'euchologe de Sérapion (xxv, 2), les baptisés sont affermis par le sceau (ccppayiSi) de l'onction. Même façon de s'exprimer dans les Constitutions apostoliques (vu, 22, 2). On en peut conclure que ces auteurs admettaient que la confirmation, comme le baptême, imprime à celui qui la reçoit un caractère, et, en conséquence, ne saurait être renouvelée. Et sans doute, nous savons que les hérétiques initiés au christianisme dans l'hérésie étaient, lorsqu'ils se convertissaient et que leur baptême était reconnu valable, reçus dans l'Eglise par le rite coUateur de l'Esprit- Saint, c'est-à-dire par la confirmation; mais c'est précisément parce qu'on ne croyait pas que les hérétiques possédassent la sainte chrismation et pussent conférer le Saint-Esprit ■•.

§ 6. — L'eucharistie 5.

Les textes eucharistiques fournis par nos auteurs sont fort abondants, et il serait fastidieux autant que

1. Didyme, De trinit., II, 14, col. 712; Cyrill. Hier., Catech. III, d3; XXI, 4; Sacramentar. Serapionis, XXV, 2; Consliiut. apostol., III, 17, 1; VII, 22, 2. Dans ce dernier passage les Consliluiions ne regardent pas la confirmation comme nécessaire au salut.

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