De Spiriiu Sancfo
de Sérapion (xiii, 15). Dans ce dernier document, il est remarquable que l'anamnèse, ou rappel des paroles de l'institution (xiii, 12-14), mentionne toujours le pain et le vin comme TôfxoCwjAa du corps et du sang. Dans l'épiclèse qui suit, seulement, le prêtre demande à Dieu d'envoyer « son Verbe saint sur ce pain, afin que le pain devienne corps du Verbe, et sur ce calice, afin que le calice devienne sang de la Vérité » . Saijat Chrysostome cependant fait exception : il attribue la conversion des oblata tantôt à l'épiclèse ^ , tantôt, dans les passages de lui cités plus haut, aux paroles de l'institution.
On a dû remarquer aussi que nos auteurs voient dans l'eucharistie un sacrifice en même temps qu'un sacrement. Le service liturgique est un sacrifice^, un sacrifice pur, vivant, spirituel, non sanglant, parfait^. Gomme l'euchologe de Sérapion a appelé le pain la similitude du corps du Christ, aussi dit-il qu'on ^célèbre, dans ce sacrifice, la similitude de la nïort (ô[jioi'w(Aa Tou ôavaTou) du même Christ (xiii, 13) ; et de même que Grégoire de Nazianze a nommé les éléments eucharistiques « les antitypes du précieux corps et du sang », aussi parle-t-il du sacrifice comme de « l'antitype des grands mystères », c'est-à-dire de la mort et de la passion du Sauveur •*. L'acte liturgique est mis ainsi en relation étroite avec la mort rédemptrice de Jésus- Christ. On y trouve, comme à la croix, une immolation mystique que le même Grégoire essaie de définir quand il parle de cette division non sanglante qui