Orat. II, 95; cf. XVII
sépare le corps et le sang du Seigneur et dont l'instrument, « le glaive », est la parole du prêtre^. Mais l'auteur qui a le plus insisté sur l'identité des deux sacrifices de l'autel et du calvaire est saint Chrysostome. Il n'affirme pas seulement que le prêtre à l'autel est le ministre de Jésus-Christ, prêtre principal, dont les paroles opèrent le changement eucharistique^; il assure que le sacrifice de l'autel est le même que celui de la croix, ou plutôt n'en est que la commémoraison, puisque la victime est la même ^ ; et il représente toujours le Christ dans l'eucharistie comme dans l'état 011 ce Christ se trouvait dans sa passion. Son sang est un sang versé ; son corps est percé de clous et battu de verges ; de son côté jaillissent le sang et l'eau ''.
Les détails de la liturgie eucharistique en Egypte, à Jérusalem et en Syrie, à cette époque, nous sont connus par l'euchologe de Sérapion, la catéchèse xxiii de saint Cyrille et les Constitutions apostoliques (viii). Relevons-y seulement la commémoration des défunts qu'elle comportait^. Saint Athanase et saint Chrysostome ont particulièrement insisté sur la pureté de cœur requise pour la communion^, et le dernier sur l'union intime que cette communion met entre le Sauveur et le chrétien et entre les chrétiens euxmêmes'^.
IXMV To Çtçoç {Epist. CLXXI).
2. In proditionem ludae, hom. I, 6; In Matth., hom. LXXXII, 5.