Epist. CLXXXVIH
LA THÉOLOGIE GRECQUE DU IV SIÈCLE. t9â
soumis à cinq ans de pénitence*. Il est probable que, au canon 80 de VEpistula ccxvii, il s'agit des tétragames : ils sont soumis à quatre ans de pénitence, mais parmi les pleurants et les prosternés.
§ 8. — Mariologie. Culte des saints. Pratiques clirétiennes.
On a dit souvent que les définitions du concile d'Epbèse de 431 donnèrent surtout l'impulsion à la dévotion à Marie dans l'Église. Cela peut être vrai; la théologie grecque cependant n'attendit pas ce moment pour s'occuper des prérogatives de la Mère de Dieu. Saint Justin et saint Irénée lui avaient déjà assigné une part dans l'œuvre de la rédemption. Cette idée fut reprise et développée par Amphiloque^ et saint Epiphane'. Le mot de ôsotoxo; devint, nous l'avons vu, assez courant au iv° siècle pour désigner Marie. Sa perpétuelle virginité surtout attira l'attention. Parallèlement à l'erreur d'Helvidius en Occident, saint Épiphane a signalé en Orient une erreur contemporaine d'antidicomarianites qui affirmaient que la Vierge, après avoir mis au monde Jésus, avait eu commerce avec saint Joseph. Il proteste contre cette opinion, en proclamant à son tour la virginité de Marie in partu et post partum^. Même protestation de la part de Didyme, qui salue en Marie l'àsnrapOc'voç, àà xal 8tà Ttavxoi; a(ii(o{AO(; wapOsvoç^. Bien plus, il se trouva des dévots exagérés, les coUyridiens, qui offrirent à la Vierge des