‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 421 sur 1102 · III, 71 D et suiv. ; 75 F ; 137 A et suiv · texte numérisé non relu

III, 71 D et suiv. ; 75 F ; 137 A et suiv

suivante : « Si j'ai, dans mon cœur, tenu le Père pour plus grand que le Fils, qu'il n'ait point pitié de moi; et si j'ai estimé peu de chose l'Esprit-Saint, que mes yeux s'obscurcissent devant Dieu ^ . »

Le Fils est le fruit du Père, distinct de lui, mais un avec lui par la volonté, semblable à lui en essence, en nature, en puissance^. Le Saint-Esprit vient du Père, mais le Fils aussi l'a émis et soufflé. Un passage cité par M. Lamy énonce positivement que le Saint-Esprit vient du Père et du Fils. Il n'a avec eux qu'une volonté et qu'une puissance ^.

Cette trinité divine a créé le monde et, en particulier, l'homme. L'homme est un microcosme, réunissant en lui les propriétés du monde visible et matériel et celles du monde spirituel''. Au corps et à l'âme, comme éléments de l'homme, Ephrem joint parfois l'Esprit^; mais c'est de l'Esprit chrétien qu'il veut parler : il est, en réalité, dichotomiste. Écrivant de la formation de la première femme, il paraît admettre une sorte de traducianisme, l'âme d'Eve préexistant en Adam ^ ; ailleurs toutefois, il exclut formellement cette théorie' et se range plutôt au créatianisme. L'image et la ressemblance de Dieu dans l'homme consistent a) dans la liberté et le domaine de l'homme sur le reste de la création; b) dans la disposition et l'aptitude de l'homme à recevoir lés dons de Dieu; c] dans la facilité de l'esprit humain à tout concevoir et à s'appliquer à tout^.

Dans quel état ont été créés nos premiers parents?

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