‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 444 sur 1102 · Adv. lovinian., ll,'2l · texte numérisé non relu

Adv. lovinian., ll,'2l

3. « Virgo concepit, sed non virgo generavit » {Epist. syn. médiol. t; AucusT., Dehaeres.,:82.

LES HÉRÉSIES -LAUiNES DU :W SIÈCLE. ^47

-pBUsés ^ . L'important était de conserver la 'foi, et on la conservait sûrement si on l'avait apportée dès le principe pleine et ferme dans son baptême. Or, nous verrons que cette idée du sedut par la foi et par le seul baptême, cette idée du: salut universel des cbré- *tiens était une idée qui, à la fin du iv* siècle^, hantait piluB d'un esprit et que saint Augustin dut combattre énergiquemént^. La do(jfcrine de Jovinien avait donc en réalité =pluB d'importance qu'il ne semble d'aibord : il y allait =^e toute la morale chrétienne .

On S'en aperçut, et -l'erreur fut dénoncée au pape Sirice parun ami de Jérôme, Pammachius et d'autres chrétiens distingués. Le pape la condamna dans un synode romain, en 390^, et communiqua cette décision à saint Ambroise qui la fit Tecevoir et confirmer dans -un petit concile tenu à Milan laTOÔme année. La lettre synodale écrite à cette occasion à Sirice nous apprend (13) que l'empereur lui-^même — c'était Valeritinien II — avait exsécré .cette erreur. En 406, Jovinien était mort; mais avant de 'mourir, il avait pu lire la virulente réfutation que, en 392 ou 393, saint Jérôme avait écrite de ses idées. Il ne parait pas d'ailleurs que celles-ci lui aient survécu.

A Jovinien on associe souvent Vigilance * comme offi?ant avec lui une parenté intellectuelle. Né en Gaule, probablement non loin de Toulouse, vers l'an 370, et d'abord .esclave dans les domaines de Sulpice Sévère,

1. « Si autem aiihi opponis, disait Jovinien, quare iustus laboret ia pace,aut persecutionibus, si nullus prol'ectus est nec maiora praemia : scias .hoc eum facere,non ut plus mereatur, sed nc-perdat quod accepit » {Adv. lovinian., TI, 18).

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