‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 454 sur 1102 · C. De synodis · texte numérisé non relu

C. De synodis

Lk THÉOLOGIE -liATINE AU ;IV STECLE. 263

qn'Hilaire esntendàit ôjxoouffioç daiïs le sens d'ôjAoïoufftoç, et rtinitédei substance du Père et du Fils d'une unité purement spécifique^. C'est une erreur, et ce que nous venons de dire le montre assez'. Hilaire assurément a fréquenté le parti homoiousien, et n'a- pas craint de s'unir à lui pour repousser les anoméens; il s'est efforcé, dans l'intépêt de la paix et afin de le gagner, d'interpréter bénignement. ses formules de foi, et de montrer qu'elles manquaient de logique plus que de vérité; mais il n'a pas hésité dans ses propres conclusions. Oui, à son avis, on peut admettre à la rigueur rôfiowufftoç, puisque la parfaite ressemblance en Dieu entraîne l'unité de substance^; mars cette expression prête d'ailleurs à des ambiguïtés*. Mieux vaut la formule nicéenne : elle marque plus clairement l'unité substantielle du Père et du Fils ^.

La doctrine d'Hilaire se retrouve dans Phebadius, avec cette nuance, que le dernier n'ayant pas été en contact avec les Orientaux, reste davantage dans la rigueur latine : « Tenenda est igitur^ ut diximus, régula quae Filium in Pâtre et Patrem in Filio confitetur^ quae unam- in duabus personis substantiam servans, dispositionera divinitatisagnoscit^. » Cette « dispositio divinitatis » vient de Tertullien. Mais voici qui est plus strict : « Pater et Filius etsi duae personae creduntur, ratione tâmen et substantia unus sunf^. » De

1. V. GUMMERDS, Die homoûaianische Partei bis zum Tode des Konstantius, Leipzig, 1900.

2. On peut voir également De Irinit., vn, 41, où tout le raisonnement sur la circumincession suppose évidemment l'identé numérique de la substance divine dans le Père et le Fils.

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