‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 474 sur 1102 · De Cain et Abel, I, 4S · texte numérisé non relu

De Cain et Abel, I, 4S

3. In Lucani, VII, 27; Exhort. mrginit.,Ji:Z\ Ambrûsîaster, In epist. ad Roman., XI, 6.

•i. Inpsalm. CXVIII, litt. XVI, 10; cf. lilt. XIV, 20. S. OPTAT, De schism. donalistar., Il, 20; Jérôme, Adv. pelag., I, 5; III, 1, cf. 10; In Isaiam, XLIX, 4.

firmep la nécessité de notre coopération pour la rendre efficace. On a lu déjà les déclarations de Victorin et de saint Ambroise^ saint Hilaire et saint Jérôme ne sont pas moins: explicites. Le premier remarque qu'en insistant surtout sur la miséricorde de Dieu, le psalmiste n'apas exclu pour l'homme le devoir de mériter son salut j qu'il faut retirer nous-mêmes notre cœur du péché etle courber sous l'obéissance divine *. Le second nous avertit qu'il appartient à Dieu de nous appeler et à nous de croire : « Dei enim vocare est et nostrum credere^ H.

De là à la théorie du mérite il n'y a qu'un pas. Le mot et la chose se rencontrent souvent dans nos textes. La foi a une part importante dans notre justification, et Victorin surtout la lui assigne fort grande^; mais les oeuvres doivent suivre et appuyer cette foi : « Prima ergo haec iustitiaest agnoscere creatorem, deinde custodire quae praecipit,^ » » Ces œuvres nous méritent le salut '', et c'est; sur elles en définitive que nous serons jugés, condamnés ou récompensés : « Manifestum est quia unusquisque operibus suis aut iustificabitur aut condemnabitur ^ ». Et saint Hilaire en donne la raison : « ut praemium sibi voluntas bonitatis acquireret, et esset nobis aeternae huius beatitudinis profectus atque ususex merito, non nécessitas indiscreta per legem '^ » . Mais surtout saint Jérôme, invité par l'erreur de Jovinien à traiter ex professa de la valeur des bonnes œu-

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