Adv. lovinianum, II, 32, 33; et cf. H
2. In psalm. LI, 23; CXVm, litt. X, 15; De trinit., IV, 38; Ambroise, in psalm. CXVIII, sermo XX, 42; Victorin, In epist. ad Ephes., I, 14, col. lin A; 11, S, col. 12oS B; HI, 7, 8, col. 1264 B.
3. In epist. ad Ephes., 1, 4, il, col. 1238 C, 1239 B, 1241 D, 1243 C
sauver tous les hommes : « Ceteri vero salvari non possunt, quia par defînitionera Dei spernuntur, per quam genus humanum salvare decrevit ^ ».
§ 6. — Christologie et sotériologie 3.
Comme la doctrine trinitaire, la doctrine chrisfcologique de l'Occident avait reçu de Tertullien sa première et forte expression, que la théologie subséquente put bien compléter, mais dont elle ne s'écarta jamais. Moins encore que l'arianisme, l'apoUinarisme ne troubla, à ce point de vue, l'Église latine. Les papes le condamnèrent, les docteurs le réfutèrent et le contredirent; il ne récolta à notre connaissance aucun partisan sérieux.
Saint Hilaire s'était d'avance inscrit contre lui. De l'évéque de Poitiers il est vrai de dire, comme de saint Athanase, que l'enseignement christologique ne lui doit guère moins que celui du consubstantiel. Il faut cependant examiner sa doctrine de près, car elle n'a pas toujours été bien comprise. On résoudra par avance plusieurs des difficultés qu'elle présente, si l'on remarque que saint Hilaire se préoccupe de réfuter les ariens qui refusent au Sauveur une âme raisonnable, afin de rejeter sur le Verbe lui-même les émotions et passions auxquelles on voit par l'évangile que Jésus- Christ a été sujet.
Notre docteur a établi la pleine divinité du Verbe. Ce Verbe se fait homme : comment? Par un anéantissement, une évacuation de sa forme de Dieu : « In forma enim servi venions evacuavit se a forma Dei' ».
i. In epist. ad Roman., VIII, 28, 29; IX, 28.
2. V. sur ce deraier point î. Rivière, Le dogme la Rédemption, Paris,