De interpell. lob et David, IV, 27 ; cf. Epist. XLI
5. ZENON, Tract. I, 2, 9; Ambrosiaster, In epist, II ad Corinlh., V, 22; JÉRÔME, In Isàiam, LUI, 5-7, 1 et suiv.
6. Hilaire, In psalm. LUI, 13, cf. 12. Ambroise, De excessu fralris sui Satyri, II, 46; In Lucam, III, 48; De benedîct. patriarcharum, 20. JE-
brement donc, bien qu'obéissant au Père, Jésus-Christ donne son sang, sa vie, comme le prix de notre rançon; il nous achète ; « Caro factus, ut in carne cum esset, totum hominem sua passione et morte iuxta passiones corporis mercaretur^ »; — ou bien encore il s'olîre comme victime en sacrifice. Saint Hilaire nous l'a dit dans le texte qu'on a lu plus haut : saint Ambroise le répète souvent : « Idem ergo sacerdos, idem et hostia... nam et agnus ad immolandum ductus est, et sacerdos est secundum ordinem Melchisedec^ ». Ce sacrifice a été un sacrifice d'expiation : « Poenas scilicet insipientiae et delictorum, quas non rapuerat, repetebatur (Christus) exsolvere ^ » ; il a été un sacrifice de propitiation et d'apaisement qui nous a réconciliés avec Dieu : « Ipse enim (Christus) secundum Apostolum nostra placatio est » — « in cuius sanguine reconciliati Deo sumus'' ». Hilaire et Ambroise prononcent même l'un et l'autre le mot de satisfaction, mais dans un sens qui n'est pas tout à fait celui que nous lui donnons actuellement, et qui s'identifie plutôt avec celui d'expiation 5. En tout cas le sang et la mort de Jésus-Christ sont pour tous les péchés du monde une expiation, une rédemption suffisante et même surabondante. L'homme n'a plus qu'à s'en appliquer les fruits : « Cuius (Christi) sanguinis pretium poterat abundare ad universa mundi totius redimenda peccata®. » Le réalisme sotériologique de nos auteurs est donc
ROME, In epist. ad Galat., I, 4. Cf. Ambrosuster, In epîsl. ad Ephesîos, V, 2.
\. YicTORiN, Adv. Arium, I, 45, col. 107S C; Hilaire, In Matth., XXXII, C; XIV, 16; Ambroise, In Lucam, VII, 114, 117; Ambrosiasteu, In epist. I ad Corinth., VII, 23; XI, 26; Jérôme, In Isaiam, LUI, 7 el suiv.
2. De fide, III, 87; De Spiritu Sancto, I, 4; Epist. XLIV, 16.