‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 542 sur 1102 · Epist. Cil · texte numérisé non relu

Epist. Cil

6. Gonfess., VIF, 13, 26, 27; Contra academicos, III, 41 ; Epist. CXVIII, 20-34.

7. Contra academ., m, 43; Confess., \n, 13, 14; In loan.j tract, n, 4.

minua, et vers la fin de sa vie il pétracta plusieurs des opinions philosophiques qu'il avait émises ^ . Mais ce qu'il n'a jamais rétracté, c'est l'habitude de raisonner sa foi, et le goût de montrer combien les vérités chrétiennes sont en harmonie avec ce qu'il y a en l'homme de plus noble et de plus élevé.

§ 3. — Dieu et la Trinité. Controverse arienne \

Les deux courants, religieux et philosophique néoplatonicien, signalés plus haut se retrouvent dans la théodicée de saint Augustin. Il a proposé, dans ses ouvrages, les diverses preuves de l'existence de Dieu, la preuve téléolo'gique ^, la preuve métaphysique-*, mais celles qu'il préfère et auxquelles il revient plus volontiers sont la preuve qui se tire de la gradation des perfections qui se manifestent dans le monde ^, et celle qui se tire des idées nécessaires, ou preuve psychologique^. Dans le monde, nous voyons des êtres plus ou moins bons, mais muables et imparfaits ; comment les jugerions-nous plus ou moins bons si ce n'est par comparaison avec le souverain bien auquel ils participent plus ou moins et dont nous avons l'idée : « Quapropter nuUa essent mutabilia bona, nisi esset incommutabile bonum '. » D'autre part, l'homme est supérieur à tout ce qui l'entoure, et dans l'homme la

1. De eivit. Dei, XXU, 28; Retract., I, d, 4; 4, 2, 3; 11, i, etc.

2. Trayaux : C. von Esdert, Der Gotlesbeweis in der patrîstîschen Zeit, mit besonderer Berucksichtigung Augustins, Freiburg^ im Breisgau, 1869. J. Martin, Saint Augustin, Paris, 1901. L. Grandgeorge, Saint Augustin et le néoplatonisme, Paris, 1896, Th. Gasgadf, Des hl. Augustinus spéculative Lekre von Gott dem Dreieinigen, Augsburg, 1866.

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