‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 556 sur 1102 · De civit. Dei, IX · texte numérisé non relu

De civit. Dei, IX

lumeat rien : « Dicant qui possunt, si tamen possunt probare quod dicunt : ego me ista ignorare confiteor^. » En revanche, il a traité des relations des anges avec les hommes. D'abord, les anges ont apparu quelquefois aux hommes. Comment? Est-ce en épaississant leuF propre corps spirituel par Faddition d'éléments étrangers qui les ont rendus visibles, ou bien en donnant à la substance même de leur corps une forme réelle et sensible, le saint docteur ne saurait le dire^. De plus, Dieu confie aux bons anges auprès des hommes des missions temporaires 2. Ils nous annoncent les volontés de Dieu et lui offrent nos prières ^ ; ils veillent sur nous, nous aiment, nous secourent^ ; il» reçoivent même la garde des nations infidèles^. Nulle part cependant, le saint docteur n'assigne expressément un ange gardien à chaque homme en particulier. Enfin les bons anges sont préposés aux éléments et aux grands corps de l'univers, et ils maintiennent l'ordre de la nature en aidant ces corps et ces éléments à observer et à réaliser leurs lois : « ut hoc de subditis vel cum subditis agant (angeli) quod naturae ordo poscit in om;nibus, iubente illo cui subiecta sunt omnia' ». Notre devoir envers eux est non de les adorer comme des dieux, ni de leur offrir des sacrifices, ni de leur élever des temples^, mais de les aimer et de les honorer simplement : « Honoramus eos cliaritate non servitute^. »

i. Enchîridion, LVni; Ad Orosium, 14.

2. De trinit., III, 5; cf. Enchîridion, LIX. Le sermon XII, 9, semble adopter plutôt la première hypothèse.

Page 1