‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 562 sur 1102 · Contra Iulian. opus imperf., I · texte numérisé non relu

Contra Iulian. opus imperf., I

7. Enehiridion, XL; Sermo CLXXIV, 2; Depraedestin. aanctûrum» 30..

hominis filius, idemque Dei filius, non duo fîlii Dei, Deus et homo, sedunus Dei filius * ». — « Lege Scripturas, nunquam invenies de Christo dictum quod adoptivus sit Filius Dei^ ». Il conclut 2* à la communication des idiomes dont il justifie le bien-fondé, et dont il fait la théorie ^. Enfin il conclut S" que c'est le Verbe qui, en Jésus-Christ, communique à l'homme sapersonnalité divine : « Non Verbum in carnem pereundo cessit, sed caro ad Verbum, ne ipsa periret, accessit^ ». Le Christ c'est « Verbum Dei habens hominem » ; la Trinité demeure, l'accession de l'humanité n'en fait pas une quaternité^.

Un jour plus ample serait d'ailleurs jeté, s'il en était besoin, sur la christologie du saint docteur, par l'affaire de Leporius. Leporius était un moiiie qui, après ■avoir séjourné dans le midi de la Gaule, peut-être à Marseille, avait dû venir en Afrique, pressé par la censure des évêques gallo-romains. Il se rendit à Hippone, où saint Augustin le convainquit d'erreur et lui fit signer un écrit de rétractation que nous avons encore, le Libellas emendationis siée satisfactionis confessionem fidei catkolicae continens de mysterio incarnationis Christi^. Il est de 415-420. On possède encore sur cette affaire une lettre, la ccxix* entre celles de saint Augustin, dictée, pense-t-on, par lui. Or, de ces documents il résulte que Leporius avait admis un mélange de nestorianisme et de pélagianisme. Dieu n'était pas né, un homme parfait seulement était né [Lihell.^ 2) ; le Verbe était resté étranger aux souffrances de l'homme, lequel avait souffert par sa propre vertu, sans le secours de

■1. Enchiridion, XXXV.

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