In loann., tract. XCYIII
gustin en a successivement présenté toutes les diverses conceptions que l'on rencontre dans les écrivains antérieurs. C'est d'abord l'idée de la substitution : « Gonfîtere (Ghristum) suscepisse poenam peccati nostri sine peccato nostro^ ». — « Non enim ipse uUa delicta habuit, sed nostra portavit^. » C'est ensuite l'idée de rachat : le premier Adam, par le péché et la mort qu'il nous a transmis, nous avait liés par des maux héréditaires ; le second Adam paie pour nous ce qu'il ne devait pas lui-même et nous délivre : « quo pro nobis solvente quod non debebat, a debitis et paternis et propriis liberati sumus' ». Puis c'est l'idée de satisfaction : a Suscepit Ghristus sine reatu supplicium nostrum ut inde solveret reatum nostrum et finiret etiara supplicium nostrum'^. » C'est enfin l'idée du sacrifice expiatoire et propitiatoii'e : Jésus-Christ est prêtre et victime', victime et sacrifice pour nos péchés^. Aussi donne-t-il librement sa vie pour nous'. Il meurt, et par sa mort, vrai sacrifice, il efface, il détruit nos péchés : « Morte sua quippe uno vero sacrificio pro nobis oblato quidquid culparum erat... purgavit, abolevit, exstinxit^. » Il apaise la colère de Diea et nous réconcilie avec lui : « Hoc holocaustum (Christus) obtulit Deo : extendit manus in cruce... et impietates nostrae propitiatae sunt... Propitiatis autem peccatis nostris et impietatibus per illud sacrificium vespertinum, transimus ad Dominum, et aufertur vclamen*. » — Quant à