Epist. LUI, 2; et cf. Epist. XLIV, 3; XLIX
6. De baptismo, lY, 24; VII, 87; Sermo LXXI, 30; CCLXVin, 2. V. C. RoMEis, Das Heil der Christen ausserh. des ivahr. Kirche nach August.t l'aderborn, 1908.
du monde : elle ne saurait périr ni succomber aux attaques du démon ^ . Il la proclame infaillible dans ses enseignements : c'est une conséquence de son union avec Jésus-Christ et de son apostolieité^.
De ce magistère doctrinal de l'Eglise notre iauteur connaissait, comme nous, deux organes plus importants, l'évêque de Rome et les conciles. Qu'a-t-il pensé de leur autorité?
A la suite de saint Cyprien, saint Augustin voit dans Pierre le représentant de l'unité de l'Eglise et du collèg'e apostolique, mais il voit aussi l'apôtre qui a reçu la primauté : « propter primatum quem in discipulos liabuit^ ». Aussi TEglise romaine, qui est le siège de Pierre « oui pascendas oves suas post resurreetionem Dominus commendavit'* », est-elle l'Eglise « in qua semper apostolicae cathedrae viguit principatus^. » Par la communion avec elle on se rattache aux apôtres, et l'on se trouve dans la vraie iiglise^.
Le saint docteur admet que l'on peut de son jugement à lui, Augustin, interjeter appel au siège de Rome'. Mais accorde-t-il au pape une autorité doctrinale infaillible et souveraine? C'est une question à laquelle il est impossible de répondre d'une façon ferme. Les passages que l'on a invoqués pour le nier ne sont nullement décisifs*. Ceux que l'on allègue pour l'afiip-
1. Contra lîtter. Petiliani, lU, 43; Sermo XL VI, 33; De civit. Dei XX, 8, 1. '