De trinit., XV
Iront ^ Son effet est de donner le Saint-Esprit 2. Or le Saint-Esprit est amour. D'où il suit, d'une part, que les schismatiques, qui n'ont pas la charité, peuvent bien donner le matériel du sacrement, mais non pas le Saint-Esprit qu'il contient; et, d'autre part, que le meilleur moyen pour les fidèles de savoir s'ils ont reçu le Saint-Esprit est de se demander s'ils aiment leurs frères : « Ergo si vis nosse quia accepisti Spiritum sanctum, interroga cor tuum, ne forte sacramentum habeas et virtutem sacramenti non habeas ^ ». Là même saint Augustin affirme enfin de ce sacrement ^u'on le donne aux enfants, et, comme on le voit, qu'il €st valide, reçu dans le schisme ou avec de mauvaises dispositions, bien qu'il ne soit pas alors fructueux. 11 semble bien par là lui attribuer la production d'un caractère "*.
§ 9. — L'eucharistie s.
La doctrine eucharistique de saint Augustin est une des plus difficiles à bien préciser. Ceci tient à la na-
d. De baptismo, ni, 21. Voir Galtier, Recherches de science religieuse, i9H, p. 350-368.
2. In epist. loann. tract. ÏII,S, 12; VI, 10; De trinit. XV, 46.