‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 597 sur 1102 · Sermo CCXXVIl · texte numérisé non relu

Sermo CCXXVIl

struenda, panis est corpus Christi, calix sanguis (]hristi^. » Aux deux endroits, il est vrai, le saint docteur explique ensuite aux nouveaux baptisés que ce corps de Jésus-Christ est l'Église dont ils sont les membres et dont ils ne doivent point se séparer ; mais cette moralité tirée du mystère ne diminue pas la force des déclarations précédentes. L'évêque d'Hippone les corrobore en remarquant que cette chair que Jésus-Christ nous donne à manger est celle qu'il a reçue de Marie, dans laquelle il a vécu, et qu'on ne la mange qu'après l'avoir adorée" ; que nous recevons a fideli corde, atque ore » la chair à manger et le sang à boire du Christ « quamvis horribilius videatur humanam carnem manducare quam perimere et humanum sanguinem potare quam fundere ' » ; que si l'on dit aux enfants de qui est le corps et le sang ce qu'ils ont vu sur l'autel, «nihil aliud credent, nisi omnino in illa specie Dominum oculis apparaisse mortalium, et de latere tali percusso liquorem illum omnino fluxissc* »; que le chrétien enfin doit savoir ce qu'il mange, ce qu'il boit dans l'acte liturgique « ou plutôt qui il mange, qui il boit» [quem manduces, quem bibas), et s'abstenir, en

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