‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 628 sur 1102 · Liber pontificalis, éd. L. Duchesne, I · texte numérisé non relu

Liber pontificalis, éd. L. Duchesne, I

2. C'est la Fides ecclesiae catholicae attribuée parfois à saint Augustin. P. L., XLY, i716 et suiv.; n^m, Bibliothek, § 209.

3. U n'en reste que des fragments réunis dans P. L., XLY, 1718 et suiv. Ils sont tirés de saint Augustin, De gratiaChr. et de pecc. orig., II, S-7, 26. Y. aussi Hahn, Bibliothek, % 210.

que, si en <ie'hors de la foi on voulait s'occuper d'autres questions, îl n'avait pas l'intention de les trancher definita auctoritate; il désirait seulement proposer son sentiment qu'il soumettait au Saint-Siège. Il croyait donc le baptême in remissionem peccatorum nécessaire aux enfants pour entrer dans le royaume des deux; mais il repoussait d'ailleurs le péché ex //•âKî^Mce comme une injure au créateur.

Ce mémoire fut lu par Celestius devant Zosime, assisté du clergé romain. Les protestations de soumission du coupable impressionnèrent sans doute îe pape qui le pressa de condamner les propositions qu'on lui attribuait: « lllaomnia damnas quaeiactatasunt de nomine tuo? » — « Damno, répondit Celestius, secundum sententiam beatae memoriae praecessoris tui Innocentîi » ; et il accepta la doctrine des lettres d'Innocent ^ .

Ces déclarations générales parurent sans doute suffisantes â Zosime, car il s'en contenta, aussi bien que des explications de Pelage dans son libellus, et écrivit aux évêques d'Afrique deux lettres assez désobligeantes 2, pour les assurer que Pelage et Celestius n'étaient pas vraiment coupables des erreurs qu'on leur reprochait. Il ajoutait cependant, en pariant de Celestius, qu'il ne voulait pas porter sur lui un jugement définitif, et qu'il accordait à ses accusateurs deux mois pour établir sa culpabilité, lesquels deux mois écoulés sans que la preuve fut faite, Celestius serait définitivement -absous ^.

Les Africains ne purent qu'être fort mécontents de

1. Abgbst., Contra duas epist. pelag., n, b, 6; cf. De gratta Chr. et dr pecc. orig.,U,8.

2. Ce sont les lellTes II (sur Celestius) et III (sur Pelage) dans P. L., XX, 649, G5i, répétées au tome XLV, 1719, 4721. La lettre sur Pelage est du 21 septembre 417, un peu postérieure à celle qui vise Celestius.

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