‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 637 sur 1102 · Coyitra Iulian., VI · texte numérisé non relu

Coyitra Iulian., VI

4. Cf. dans l'ordre. Rétractai., 1, 13, S; I, 10, 3; 1,9, 3; I, IS,, 2; 1,16, 2, o. Contra Iulian., YI, 39.

SAINT AOGtrSTIN ET LE PÉLAÏ3ÏANISME. 467

qu'aussi iiairt ©u à peu près que nous puissions remonter dans ses œuvres, nous trouvons meBtioïïnée, ou supposée, sinon la doctrime du péché originel proprement dit, du moins celle de la chute, d'une avarie survenue à notre nature ex traduce, et ayant sa source dans le péch^ de notre premier père ^. Mais, à partir de 397, saint Âiigastin devient plus précis, plus complet et plus fort, On-étudiera plus loin Tidée qu'il se fait et qu'il donne du péché d'origine. On serait infini par ailleurs si l'on voulait même seulement énumérer ici les textes où il en proclame l'eîdstence. Mieux vaut indiquer immédiatement les preuves qu'il apportait eontre les pélagiens pour appuyer son affirmation.

La première était tirée de l'Ecriture. Saint Augustin utilisait le psaume L^, le livre de Job, xrv, 4, qu'il lisait suivant le texte d<^s Septante^, et le passage aux Ephésiens, ii, S''. Mais ses deux textes principaux étaient celui de saint Paul aux Romains, v, 12, et celui de saint Jean, m, 5.

L'évêque d'Hippone lisait ainsi le premier : « Per unum hominem peccatum intravit in mundum, et per peccatum mors ; et ita in omnes homînes pertransiit in quo^mnespeccaverunt^. » C'est sensiblement le texte de la Vul'gate, sauf l'omission du mot mors avant />e/'transiït.Les pélagiens expliquaient ces paroles d'une proipagation dn péché par imitation, Adam ayant le premier donné l'exemple de la révolte^. A quoi saint Augustin répondait : « Non primus pecoavit Adam. Si

1- Voici quelques références : De libero larbitrio, Uî, 31; m, Si; De mryiHbus Ecclesiae, I, 3o; De divers, quaest. ad Simplic, I, qu. 1, 10.

2. « Quid est quod se dicit (David) in iniquitate conceptum, nisi quia Irahitor inîqujtas.ex Adam? o (Enarr^ in psalm. h, 10).

3. « Inde est^quod née anius dlei infantem mundam dicit a peccato » {Serwo CLXX, 2),

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