Depeccat. merit. et rem., I, 34; m, 7; I, 2S
5. De peccat. merit. et rem., I, 58 ; Contra Iulian., VI, 32.
saint Grégoire de Nazianze^ saint Basile, les pères du concile de Diospolis et' enfin saint Jean Chrysostome ^ . C'étaient là des témoignages auxquels les hérétiques ne devaient pas résister : « Convinceris undique : luce clariora sunt testimonia tanta sanctorum ^. »
Le baptême des enfants et les rites qui l'accompagnent fournissaient à saint Augustin un troisième argument en faveur du péché originel. Ce baptême est une ablution, une purification; ceux qui le reçoivent sont l'achetés de la puissance du démon, participent à la rédemption de Jésus-Christ. Ce qui le prouve, ce sont les exorcismes, ce sont les renonciations à Satan exigées des parrains- Comment expliquer tout cela sinon par un péché d'origine qui souille les enfants dès leur naissance, qui les a mis en la puissance de Satan 3? Cet argument embarrassait beaucoup les pélàgiens : quelques-uns en étaient réduits à supposer que les enfants avaient, après leur naissance,, commis des fautes personnelles''.
Enfin — et ici l'on entre dans ce qui constitue proprement le système augustinien comme système à part — l'évêque d'Hippone tirait, en faveur de sa doctrine, une dernière preuve de l'état actuel, physique et moral, de l'homme.
Il y a d'abord les souffrances des. enfants. Ces souffrances sont multiples, très dures ; elles vont « usque ad daemonum incursus ». Comment les expliquer? Elles ne sont pas des peines pour des péchés person^nels ; elles n'ont pas pour but d'exercer la vertu de ceux
1. Sermo CCXCr\% 19; Depeec. mer. et rem., ni, 10; De natura et gr., 72; De gratta Chrîsti et depeec. orig., II, 47; Contra duas epîst. pelag., V, 7, 21-24, 29; Co7ilra Iulian., I, 5-H, 15-19, 22-28.