De trinit., XIV
5. De gratia Chr. et de pecc. orig., n, 38; De nupt. et eoncup., i, 20, 27; II, Kî, etc.
de la volonté d'Adam, notre chef moral, dé qui nous héritons et dont nous sommes solidaires : « lllud quod in parvulis dicitur originale peccatum, cum adhucnôn utantur arbitrio voluntatis, non absurde vocâtur etiam voluntarium, quia a prima hominis maîa voluntate contractum factum est quodammodo haereditarium ^ . » Et encore : « Sed peccatis, inquis, àlienis non utique perire debuerunt (parvuli). Aliéna sunt sed paterna sunt : ac per hoc iure seminationis atque germinâtionis et nostra sunt^. »
Quant à la seconde question, notre auteur répondait aux reproches de manichéisme de Julien, en remarquant qu'il ne faisait pas de la concupiscence une substance mauvaise en soi, mais seulement un défaut, une maladie, une langueur de la nature humaine qui entravait ses opérations mais ne corrompait pas son être intime : « Non dixeram {naturam humanam) malam non esse sed malum non esse, hoc est ut planius loquar, non dixeram vitiatam non esse, sed vitium non esse^. » Et c'est pourquoi saint Augustin préfère à l'expression naturale peccatum celle de originale peccatum, parce qu'elle marque mieux que la première que ce péché est le fait de l'homme et du premier homme*.
De tout ce qui vient d'être dit il résulte manifestement que c'est par la génération, et plus spécialement par l'action, dans l'acte générateur, de la concupis-