De anima et eius origine, I, 6, 13; Epist. CLXVI
pas^ II se trouvait donc rejeté vers le traducianisme, et d'autant plus que les pélagiens, naturellement, enseignaient le créatianisme, et on tiraient un argument contre lui-. Quand il écrivit ses Rétractations (426- 427), Tévêque d'Hipponen'était pas encore fixé ^ ; mais, résolument, il avait déjà élevé la question dogmatique au-dessus de la question pMlosophique sur la provenance des âmes. Que Ton adoptât sur ce dernier point le sentiment que l'on voudrait, peu importe, pourvu que l'on respectât l'enseignement certain de la foi sur le péché d'origine : « Ista fides non negetur, «t hoc quod de anima latet aut ex otîo discitur, aut, sicut alia multa înhac vita, sine salutis lahe nescilur^. »
Une fois étudiés l'existence, l'essence et le mode de propagation du péché originel en nous, il reste à en examiner les conséquences, à voir les ravages qu'il a opérés dans notre nature et dans rhumanité en général.
Nous ne voulons pas parler ici de la mort, des souffrances, de l'ignorance et des misères de la vie qui sont la suite de la faute d'Adam, et qui accompagnent en chacun de nous la participation à cette faute : il s'agit d'eiîets plus intimes et qui tiennent de plus près à notre fin surnatureSe.
Le premier, et l'un de ceux auxquels saint Augustin a donné le plus dHmportance, est la perte de la liberté du bien moral. On a vu que notre auteur faisait du pesse non peccare un privilège d'Adam innocent. Adam avait le pouvoir d'éviter le mal et, moyennant une grâce dont il sera question plus loin [auxîlîum