‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 669 sur 1102 · De dono persever · texte numérisé non relu

De dono persever

3. In loan. Iract. XLIII, 13; XLVIII, 6; CX, 2; De civit. Dei, XV, i, 1 Enchiridion, G; De peccator. merit. et remiss., II, 26; De anima et eius origine, IV, 16.

la régénération : « Nulla quippe mérita, etiam sécundum ipsos pelagianos, possunt in parvulis inveniri cur alii eorum mittantup in regnum, alii vero alienentur a regno * . »

Pour les adultes, l'avis de Petau est que la réponse de saint Augustin est la même ^. Dès le principe, avant d'envisager les mérites ou démérites personnels futurs des individus, Dieu a choisi les uns et laissé les autres dans la masse de perdition où les tenait le péché d'origine. Ce n'est que pour décréter le degré des peines dues à chacun des réprouvés que Dieu a considéré leurs futurs démérites.

On peut citer dans ce sens Enchiridion, xcviii, xcix ; Contra lulianurrif iv, 45, 46; De diversis quaestionibus ad SimpUcianum, n, qu. ii, surtout 17; Epist. cLxxxvi, 12, 15, 16, 21; cxciv, 4, 5, 23; Z)e civitate Deij XVI, 35; Contra duas epistulas pelagianorum, II, 13. L'idée qui y revient constamment est qu'entre les prédestinés et les réprouvés il y a eadem causa, causa communis : les uns et les autres inclus dans la même masse ont mérité le même sort : la volonté de Dieu seule a mis entre eux une différence. Ajoutons que, en plus d'un endroit, saint Augustin compare la réprobation aussi bien que la prédestination des adultes à la réprobation et à la prédestination des enfants morts avant l'âge de raison : « Qùod in his (parvulis) videmus quorum liberationem bona eorum mérita nulla praecedunt, et in his quorum damnationem utrisque communia originalia sola praecedunt, hoc et in maioriÏ3us fieri nequaquam omnino cunotemur, id est non puisantes vel secundum sua mérita gratiam cuiquam dari, vel nisi suis meritis quemquam puniri, sive pares

i. De dono pevsever., 30, 34, 23; Contra dvxxs epist. pelag., U, 14; Contra lulian., IV, 42.

Page 1