LooFs, 217, 218; cf. 274 et Livre d'Hér., p
2. LooFS, 214. Le texte peut s'interpréter aussi en ce sens que le Fils de Bieu, après l'incarnation, n'est pas un en nature, ce qui est vrai. Marius Mercator y a vu cependant l'affirmation que Jésus est à la fois, et par ses deux natures, fils naturel et fils adoptif de Dieu (P. L., XliVIlI, 916).
L'enseignement prêché par son collègue ne pouvait que profondément le scandaliser. Dans sa lettre pascale de 429, publiée probablement à l'Epiphanie, il s'appliqua déjà à préciser la. doctrine de l'incarnation^ ; puis, apprenant que l'erreur s'insinuait parmi les moines, il écrivit sa lettre i Ad monachos Mgyptiy qui traitait spécialement du ôeoTo'xoç, de la divinité de Jésus-Christ et du mode d'union, , en lui, de la divinité et de l'humanité. Bien qu'allusion évidente y fut faite aux événements de Constantinople, Nestorius n'était pas nommé.
Cette lettre de Cyrille, apportée à Nestorius, l'irrita au plus haut point, et, dans le cercle de ses partisans, on essaya d'y répondre. Dès lors, le duel était engagé, et Cyrille pensa qu'il devait directement agir. Deux lettres — les lettres ii et iv — furent par lui envoyées à Nestorius, dans lesquelles il lui représentait que ses nouveautés doctrinales étaient la première cause du trouble des églises, et il le suppliait d'y porter remède, en confessant, comme tout le monde, le ôeoroxoç, et en professant sur Jésus- Christ la vraie foi dont il donnait un exposé d'une remarquable lucidité. La première lettre n'obtint guère comme réponse qu'un accusé de réception ^. A la seconde Nestorius répondit en exposant de son côté sa doctrine personi^elle, en condamnant discrètement celle de son rival, et en lui conseillant ironiquement de rester en paix, tout allant pour le mieux à Constantinople ^. Cyrille put com prendre que ses tentatives d'intervention étaient inutiles, ou même franchement désagréables.
Cette attitude ne pouvait l'étonner de la part d'un
1. C'est xRomilia XVII, dans P. G., LXXVII, 768 et suiv., surtout 713 et suiY.