De reSia fide ad reg., II, col. 1413 B
:S, In Lucam, col. 9â7 Â, 86d B.
LE NESTORIANISMB. 77
Sauveur à sa volonté divine, le [i.\ dsXsiv àTcoôaveîv au vouloir divin ^ . Cette conclusion toutefois ne fait pas que Cyrille n'ait pu, à certains moments, envisager les choses d'une façon plus synthétique, et paraître alors favorable à la doctrine de l'unique opération dans le Christ. Il a, en effet, anticipé parfois la théorie sévérienne d'après laquelle l'IvspYeta ne se distingue pas de l'hypostase ou de la personne se mouvant vers le terme qu'elle veut atteindre, ÔTroorTaffiç sîç Ipya x£xivYi(xlvTi 2. Dans ces conditions l'IvépYeia de Jésus- Christ est nécessairement unique, encore qu'elle s'exerce tantôt par la nature divine seulement, tantôt par le moyen de la chair. Et ainsi s'explique le texte objecté par les monothélites où notre auteur, commentant le fait delà résurrection de la fille de Jaïre, parle de la (xi'a ÇwoTtotoç Ivépyeia XpiffTotî, et dit que le Christ (xiav ie xcl auyyevYi Si' â|Acpoïv ETttSsixvutji tïjv IvépYstav *. Il s'agit ici de la puissance vivificatrice du Verbe, qui se manifeste en associant la chair comme eruvepYaTvjv à' son opération divine.
Sur la science humaine de Jésus-Christ, saint Cyrille n'est guère plus décisif que les Pères grecs qui l'ont précédé. On se serait attendu à le trouver plus, tranchant.
Il examine dans le Thésaurus, assertion xxii*, le lexte De die et hora nemo scit {Matth., xxiv, 36; Marc, XIII, 32). Sa solution est que Jésus-Christ a dit qu'il ignorait le jour du jugement comme homme, et non comme Verbe, et qu'en cela, il a gardé l'ordre
1. In Lucam, col. 924 B ; In Matth., col. 4S6 C; In loan., col. 532 B, S33 BD; In psalm. LXIX, col. 1169 C.