V. plus haut, p. 435, 13G
3 Hahn, Bibliothek, § 173.
272 IIISTOmE DES DOGMES.
et ne servira plus qu'aux fonctions spirituelles de l'âme (et; fxôva pXsTcov xh. tou TcveufAaTo;) * .
La résurrection des corps sera suivie du jugement. Le jugement est un thème que nos auteurs, surtoutles ascétiques, ont souvent développé, comme il convient, pour stimuler les âmes et provoquer la résipiscence des pécheurs ^. Alors, le partage se fait entre élus et réprouvés. Les réprouvés ne sont pas seulement les infidèles et les idolâtres : ce sont généralement tous ceux qui ont aimé les choses injustes et honteuses (Ixtotcwv iTriSeufAa- Twv IpacTTai) 3. Anastase le Sinaïte se demande s'il y faut joindre les enfants morts sans baptême. Sans se prononcer absolument, il incline vers la négative (Ifiol Soxeî oux eîffépxsaôai auxà eîç yÉsvvav), parce que les enfants ne doiveni point porter la faute de leurs pères "*. Quoi qu'it en soit, la peine des damnés sera éternelle : c'est l'enseignement commun des meilleurs théologiens de l'époque. Après la mort ou après le jugement, déclarent-ils, il n'y a plus, pour les pécheurs, possibilité de changer de dispositions ^ ; par conséquent, leurs peines n'auront point de fin ; leur feu ne s'éteindra point ^. Car le feu sera un de leurs supplices : « ils seront, écrit saint Cyrille, la proie d'un feu dévorant », uupoç laovTat
Quant aux justes, ils iront dans les tabernacles cé-
t. Cyrill., In Lucam, XX, 27 (col. 892); XXIV, 38 (col. 048); S. Mt, Epist. II, 78, 82; S. Maxime,. Epist. VII (col. 433).
2. Cyrill., In Isaiam, XXIV, 7-12, 13 (col. 540 et suiv.); Homiliae diversae, XIV (col. 1072 et suiv.); Isid. Pelus., passim; S. Nil, possim ; S. Maxime, Epist. 1 (col. 384 et suiv.).