Jn Isaiam, XXIV, 13 (coi
lestes, où ils verront Dieu, où ils recevront récompense, clarté, honneurs, couronnes, où leur corps sera glorifié * ; mais où leur félicité sera d'ailleurs plus ou moins grande suivant le degré de leurs mérites 2. Alors aussi, le monde matériel sera lui-même renouvelé et partagera le rajeunissement des amis de Dieu dont il avait partagé l'affliction et les soupirs ^.
Toute cette théologie, comme on peut le voir, n'innove rien sur ce qui a été dit précédemment : elle prolonge seulement la doctrine des siècles antérieurs, en la cristallisant en bien dés points. A la fin du vii^ siècle, la pensée théologique grecque est en quelque sorte épuisée ; elle attend le sommiste qui, au siècle suivant, la résumera et lui donnera sa forme définitive.
1. Cyrille, Jhisaiam, XXIV, 13 (cbI. 844); In Osearn,.!, 14 (col. S6, 57); S. Nil, Epist. II, 18, 82 (col. 236, 237).