‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 892 sur 1102 · P. L., LXV, 4SI et suiv · texte numérisé non relu

P. L., LXV, 4SI et suiv

4. P. L., LXV, të^. Ce Monime inclinait au prédestinatianisme et avait consulté saint Fulgence.

Afrique, l'infatigable athlète ne se reposa pas. Il doQna \q De veritate praedestinationis et gratiae 'Dei*, et enfin, au nom d'un synode de douze évêques dont les moines scythes voulaient connaître l'opinion, VEpistula XV ^, adressée nommément à Jean et à Venerius» et qui a passé dans plusieurs collections de conçues.

Il est aisé, au moyen de ces documents, de se faire une idée de la doctrine que saint Fulgence et les évêques africains opposaient à celle de Fauste^. Cette doctrine est l'augustinisme strict, plus nettement encore exprimé que dans saint Augustin, et sans les tempéraments que saint Prosper avait essayé d'y apporter. Pour ne pas trop me répéter, je n'en signalerai ici que les points capitaux : le péché originel, « peccati parentalis macula » . transmis par la concupiscence de la génération'' ; la massa damnata, et l'universelle réprobation qui en résulte ^ ; l'incapacité du libre arbitre, toujours subsistant cependant, de se porter au bien même purement moral ^ ; l'impossibilité de plaire à Dieu sans la foi théologique, et le caractère délictueux de toutes les œuvres des infidèles ^; la nécessité de. la grâce prévenante, coopérante, subséquente, pour le début, le progrès, l'achèvement de la bonne œuvre et

\. p. L., LXV, 603.

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