‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 938 sur 1102 · V. 3. RiviÈBE, Le dogme de la Rédemption, cbap. XYI, XVIU · texte numérisé non relu

V. 3. RiviÈBE, Le dogme de la Rédemption, cbap. XYI, XVIU

primitif de Dieu et gâté son -œuvre : la nature humaint créée saine et immortelle est devenue corrompue dans son âme et dans son corps par ia mort et le péché. Se guérir elle-même, elle ne le peut : « Lethali vulnere tabefacta natura nullum remedium reperiret, quia conditionem suam suis viribus mutare non posset*. » Celte condition ne saurait même être changîée par un remède appliqué pour ainsi dire par le dehors, comme ^ le sont des enseignements et des exemples donnés ^ : il

faut quelque chose déplus intime; il faut que le Verbe de Dieu, Dieu lui-même, en s'unissant à la nature humaine, en la prenant en lui, la guérisse de son mal et opère en elle une rénovation. C'est pour cela que l'incarnation est nécessaire, nécessaire non pas absolument, mais étant supposé que la miséricorde de Dieu veut nous relever et nous sauver : « Nisi Verbum Dei earo fieret et habitaret in nobis, nisi in communionem creaturae Creator ipse descenderet, et vetustatem humanam ad novum principium sua nativitate revocaret, regnaret mors ab Adam usque in finem, et super ©mneshomines condemnatioinsolubjllis permaneret^. »> i4Linsi devenu notre ehef par son incarnation, Jésus- Christ, Dieu et homme, fera passer dans ses membres, •que nous sommes, la vertu qui est en lui : « Nààil enim non ad nostram salutem aut egit aut pertulit (Christus), ut virtus quae inerat capiti inesset letiam et corpori^. »

Ce n'est pas à dire «que saint Léon regarde l'incarnation comme suffisant seule à nous sauver. Au contraire, il déclare que la passion du Christ contient le sacrement de notre, salut ^ »,; que Jésus-Christ ne

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