‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 945 sur 1102 · Sentent., I · texte numérisé non relu

Sentent., I

K. In evang. homil. XXXVIII, 7, 8.

LA THÉOLOGIE LATINE DE 430 A 771. 3Cl

seui homme : « Caput et corpus, Ghristus et Ecclesia unus hoiiao, unus est Christus ^ »

Aussi, comme le Christ est la source de toute vérité et de toute grâce, ne trouve-t-on que dans l'Église la vérité religieuse et la grâce de la sanctification et du salut. Elle est chargée d'enseigner les hommes, de les diriger vers le ciel, et elle le fait infailliblement; elle est la dépositaire et la dispensatrice des dons divins fruits delà rédemption, et on ne les reçoit utilement que de ses mains. Écoutons la belle apostrophe de Cassipdore : « vere sancta, o immaculata, o perfecta mater Ecclesia quae, divina gratia largiente, soîa vivificas, sola sanctificas... cuius piae confessioni nihil addi, nihil minui potest... sola inoffenso fidei cursu sine periouio diluvii constanter enavigas, nec ullis erroribus aquieseis . . . Nescis loqui nisi quod expedit^edi ^ , » Avant lui, saint Fulgence avait écrit «.vec plus de rigueur : « ^xtra Ecclesiam catholieam nulius accipit indulgentiâm peccatorum... Extra hanc Ecclesiam nec christianum nomen aliquem iuvat, nec baptismussaivat, nec raundum Deo sacrificium offertur, nec peccatorum remissioaccipitur, necaetérnae vitae félicitas invenitur. Una est enim Ghristi Ecclesia, una columba, una dilecta,unasponsa'*. »

Donc, en dehors de l'Église, ni les bonnes œuvres et les aumônes ne sont utiles et fructueuses, ni le martyre lui-même .ne saurait être couronné '' ; c'est-à-dire que hors de l'Eglise il n'y a point de salut. Saint Fulgence le réaffirme dans ce texte classique: « Firmissime tene et nuUatenus dubites quemlibet haereticum sive schis-

Page 1