‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 951 sur 1102 · Etymol., VI · texte numérisé non relu

Etymol., VI

torum latenter operatur effectum. » C'est la res ou 9Îrtus sacramenti de saint Augustin. Le sacrement, pour Isidore comme pour Augustin, comprend deux choses, le rite et l'effet de grâce qui en est la suite.

Sur les parties du rite lui-même, sur sa décomposition en elementum et en verburfi, mise en lumière par saint Augustin, nous ne trouvons dans nos auteurs aucune considération théorique,, bien qu'en pratdiq;ue ils l'aient certainement connue. Notons seulement chez eux la persistance de cette conception quelque peu matérielle du sacrement, qui avait été celle de TertuUien, de saint Ambroise et de saint Augustin^, et qui attribue à la matière du rite, eau du baptême, huile de la confirmation, de par la bénédiction préalable qu'elle a reçue, une vertu purificatrice et sanctificatrice. Cette bénédiction fait descendre dans les eaux baptismales l' Esprit-Saint, qui leur communique une puissance régénératrice:, ou même qui opère ea elles et par elles la régénération. Saint Léon écrit. : « Omni homini renascenti aqua baptismatis instar est, uteri virginalis, eodem Spiritu sancto replente fontem qui replevit et virginem, ut peccatum quod ibi vacuavit sacra conceptio, hic mystica tollat ablutio ^ » Maxime de Turin esquisse la même théorie 2; mais saint Isidore l'expose nettement : « Invocato enim: Deo,. descendit Spiritus sanctus de caelis, et medicati» aquis,, sanetificat eas de semetipso ; et accipiunt vim purgationis, ut in eis et caro et anima delictis inquinata mundetur^. » Cette invocation de Dieu n'est pas la formule trinitaire, c'est la formule de la bénédiction de l'eau, bénédiction que l'on regarde, en conséquence, conime très importante pour l'efficacité du sacrement : « Nisi

\. Sermo XXIV, 3.

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