De Trinilate, XII, col
5. Maxime de Tur., Uomil. XCVIII, col. 481, 48-2; Sermà XVI col. 867; S. FULG., Epist. XII, 18; S. Gr.ÉG., Epist. XI, 45, col. H62.
C. Moral., IV, praef., cap. III, col. 635 ; cf. Bède, Rexaem., IV, col. 163, 183; HomiL 1, 10, col. 54.
372 HISTOIRE -DES DÔGMESk
le mactyre, qui lui-même est un baptême parfait ♦.
Le ministre ordinaire du baptême était l'évêq^ue assisté des prêtres et des diacres. En cas de. nécessité seulement, il était permis aux clercs inférieur» ou aux fidèles laïques de baptiser 2.
Quant à la valeur du baptême administré paa? les hérétiques, c'est une question qui restait toujours actuelle en Occident par suite du mélange des envahisseurs ariens avec les populations catholiques, mais sur laquelle on était pleinement fixé par les décisions de l'Eglise et l'autorité de saint Augustin. Saint Léon, saint Grégoire, Gennade, saint Fulgehce, saint Isidore, saint Ildefonse sont unanimes à enseigner que le baptême conféré par les hérétiques au nom de la Trinité ne doit pas être renouvelé ^. Ce n'est pas à dire que ce baptême soitregardé commefructueuxet effaçant les péchés. On a vu que saint Isidore paraît admettre la solution augustinienne qui considérait le sacrement même reçu de bonne foi comme inefficace en ces circonstances. Et il semble bien que ce soit aussi l'opinion de saint Fulgence quand il écrit absolument : a Baptismus autem extra Ecclesiam quidem esse potest, sed nisi intra Ecclesiam prodesse non potest'' ».
Mais (le plus, celui qui, baptisé dans l'hérésie, revenait à l'Église,, devait être réconcilié par un rite spécial, qui complétait en quelque sorte son baptême. Ce rite, on l'a dit ailleurs, paraît bien avoir été pendant
1. Maxime de Tur., Sermo LXXXVUI, col. 708, 709 ; Gennade,. De eccl. dogm., 74; S. Grég., Moral., IV, praef., cap. lU, col. 633.