Cassien, ibid
Christi quam ut in id quod sumimus transeamus, et in quo commortui et consepulti et conresuscitàti sumus, ipsum pep omnia et spiritu et carne gestemus ^ »
C'est surtout au point de vue pratique que s'est développée, dans la période qui nous occupe, la doctrine de reuctaristie considérée comme sacrifice. Que la messe soit un sacrifice, un sacrifice dont Jésus-Qirist est le prêtre et l'hostie, on continue de l'affirmer plus nettement que jamais. Quoi de plus vénérable que l'autel, s'écrie saint Maxime de Turin, « in qua Deo sacrificium celebratur. . . in qua Dominus est sacerdos. . . super aram Christus imponîtur... super altare Domîni corpus offertur... pro peccatoribus Cliristi sanguis effuriditur... mors Domini quotidie celebratur... occlsionis dominicae membra ponuntur. .. bostia Christus est et sacerdo's^ ». La messe est un sacrifice dont celui de Melchîsédec était la figure ^, et que Jésus-Christ a institué lui-même *, pour être une perpétuelle commémoraison de sa passion et de sa mort : « In îsto autem sacrificio gratiarum actio atque commemoratio est carnis Christi quam pro nobis obtulit, et sanguinîs queni pro nobis idem Deus effudit^. » Sacrifice essentiellement commémoratif par conséquent, mais aussi sacriiioe réel, non seulement parce que la victime est réellement présente sur l'autel, mais encore parée qu'elle y est réellelhent immolée. Saint Germain de Paris en donne, dans son explication de la messe gallicane, un témoignage expressif à propos de la fraction du pain consacré : « Cônfractio vero et commixtio corporis Do-
1. Sermo i-XUI, T. Cf. Fauste, Momil. 7» de Pasckate, col. 1033, W6i.
2. Sermo LXXVII, col. 689, 690; S. Léon, Sermo LIX, 7; Cassiodoke, J» 'osalm. XIX, vers. 3.
^•Mm,Eexaemeron,Ui,col. ISI.