‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 997 sur 1102 · S. CÉSAIRE, Sermo CLXXXVin, 5; CLXXXIX · texte numérisé non relu

S. CÉSAIRE, Sermo CLXXXVin, 5; CLXXXIX

3. 8. CÉSAIRE, Sermo CLXXXvni, 4; S. Grégoire, Moral., XXXII, 39, Epîtt. XI, 64, col. 1197; S. Isidore, De eceles. offic. II, 20, 10.

4. V. par exemple S. Grégoire, Epist., YII, 1; XI, 64 (col. 1189); He- • guta pastoralis, m, 27 (col. 104}; Conciles d'Agde, eau. 61; d'Orléans

(Sil), can. 18; d'Epaoïie (S17), can. 30; de Clermont (535), can. 12; de Tolède (SST ou S3t), can. K (Hahsi, VIII, 33S, 3S4, 562, 861, 186) ; S. BoKi- FACE, Allocutio saeerdotum de coniugiis illicitis ad plebem (P. !>., LXXXIX, col. 819). Voici à titre de spécimen ce dernier morceau : t Ne ' quis polluatur cum matre, non corn noverca, non cum sorore ex pâtre nata, non cum sorore ex matre nata, sive intus sive foris nata sit. Non cum filia Glii filiae, non cum nepte ex filia nata, non cum filia novercae, non cum sorore patris, non cum sorore matris, non com uxore patroi, non cum nuru, non cura uxore fratris, non cum filia uxoris, non cum filia filii axoris tuae, non cum filia filiae eius, non cum sorore Qxoris tuae... non cum socra tua... Non Tir cum filia et matre^ non cum ' oxore avunculi toi. >

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ses règlements, aussi bien que par le caractère des peuples pour qui étaient portées ses prescriptions.

§ 12. — Mariologîe, culte des saints, pratiques chrétiennes.

Les controverses christologiques et la doctrine du ôeoToxoç avaient fort peu, en somme, agité l'Eglise .latine. La piété envers la sainte Vierge cependant, piété dont nous avons saisi au iv* siècle les premiers développements, ne put que profiter, pour s'accroître, des définitions nouvelles portées par les conciles, et de l'attention qui fut donnée, à cette occasion, aux privilèges de Marie. La maternité divine était définie; la virginité ante partum, in partu, post partum, sans l'iavoir été aussi directement et solennellement, était regardée comme une croyance intangible : « Integra fide «redendum est, écrit Gennade, beatam Mariam Dei Christi matrem et virginem concepisse, et virginem genuisse, et post partum virginem permansisse * . » Un point seulement restait indécis, qui fut plus tard discuté entre Ratramne et Paschase Radbert, celui de savoir si le Christ était sorti miraculeusement du sein de sa mère, de la même manière qu'il traversa plus tard la porte du cénacle, sans l'ouvrir {utérus elausus)^ ou si, tout en la laissant vierge, il était né de Marie à la façon ordinaire. L'attention n'étant pas encore attirée sur ce détail délicat, nos auteurs parlent les uns dans un sens, d'autres dans un autre. Saint Fulgence parait admettre la seconde hypothèse 2; saint Maxime de

1. Oe eccles. dognu, 69; S. Pierre Chrits., Sermo CXVIH (col. 521) : l.XïI (col. 374); S. Haxihk DE ToRiM, Homil. V <col. 335); S. Folgence, De verit. pra«destin.,l,6; S. Ildefonse, Li6er 4e virgin. perpet, sanctaeMariae.

S. « Solus est (Christus) mascolus adaperiens valvam qui in vedtate Muctas Domino vocaretnr. Yalram quippe matris eiuB aon concupi-

Turin et saint Grégoire se rangent à la première^. Saint ïldefonse, qui semble aussi y incliner, écrit toutefois plus discrètement : « Qualiter introierit (Christus) nemo novit; qualiter exierit egressio sola cognoscit^. »

Saint Augustin ayant affirmé qu'il ne voulait point entendre parler de péché (actuel) quand il s'agit de la mère de Jésus-Christ, la croyance ne pouvait que se fortifier de plus en plus que Marie avait traversé la vie sans aucune tache. C'est l'avis de saint Césaire : « Absque contagione vel macula peccati (Maria) perduravit ^. » Si quelques auteurs supposent encore que, pour la conception ou par la conception de son Fils, la Vierge a été purifiée, ils l'entendent, semble-t-il, ou du péché originel, ou plutôt de cette espèce de souillure qui résulte des mouvements irréfléchis de la concupiscence^.

Car nos auteurs ne vont pas jusqu'à exempter la Vierge de la faute héréditaire. Saint Augustin, en faisant de la naissance ex virgine la condition de cette exemption, avait posé un principe qui, trop fidèlement suivi jusqu'à saint Anselme et au delà, entrava certainement le développement de la croyance en l'immaculée conception : a Caro quippe Mariae, écrit saint Fulgence, quae in iniquitatibua humana fuerat solem-

sceafîa mariti cocambentis, sed omnipotentia Filii nascentîs apeniit » {RpisU XYII, 21).

1. S. Maxime, SermoUll (col. 638, 639); S. Giuégoire, In. evang. homil. XXVI, 1.

z. Liber de virginitate perpétua, II, col. 61; cf. Yi, col. 1^.

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