Liber de virgin. perpet., IV, col
4. Y. L. Duchesne, Les origines du culte chrétien, p. 3o8-262. Le récit de la résurrection et de l'assomption de Blarie était connu par des recensions latines du Koi[i-/;(Ti; Mapîoc;. Le décret de Gélase signale une de ces recensions : < Liber qui appellatur Transitus, id est assumptio sanctae Mariae apocryphns ».
On les honore, on les prie, on a confiance en leur intercession :
« (Deus) est mirabilis in sanctis suis, in quibus nobis et praesidium constituit et exemplum... Guius (beali Laurentii) oratione et patrocinio adiuvari nos sine cessatione confidimus' ». — « Quisquis ergo honorât martyres honorât et Ghristum, et qui spernit sanctos spemit Dominum nostrum ^ ». — « Sanctonim corpora et praecipue beatorum martyrum reliquias, ac si Ghristi membra sincerissîme honoranda... credimus 3. »
Saint Grégoire met cependant au culte des reliques une condition, c'est que l'authenticité de ces reliques soit assurée * ; et saint Isidore explique la nature du culte rendu aux saints. D'abord, on célèbre la mémoire des apôtres et des martyrs, mais on n'offre le sacrifice qu'à Dieu. Ensuite :
« Golimus ergo martyres eo cultu dilectionis et societatis quo in hac vita coluntur sancti homines Dei... sed illos tanto devo-, tius quanto securius post certamina superata... At vero illo cultu, quae graece latria dicitur, latine uno verbo dici non potest, cura sit quaedam propriae Divinitati débita servitus, nec colimus neccolendura docemus nisi unum Deum... Honorandi sunt ergo martyres propter iraitationem, non adorandi propter religionem, honorandi charitate, non servitute s. »
A ces pratiques, qui tiennent de plus près au dogme, s'en joignaient une multitude d'autres qui ont en lui, et particulièrement dans la croyance au pouvoir surnaturel de la prière et de la bénédiction de l'Eglise, dans la foi à l'exercice continuel de la providence de Dieu sur le monde et en particulier sur les chrétiens, leur source plus ou moins éloignée. On en trouve dans les
i. s. LÉoi», Sermo LXXXV, 4; cf. LXXXIV, 2.