‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 101 sur 424 · Mansi, IX · texte numérisé non relu

Mansi, IX

LES TROIS CHÀPITUÊS. 147

qui reproduisaient en gfande partie éeux de Justiriien dans son '0\j.oXoyia tcicTTewç. En voici l'objet ^ :

Le premier définit la doctrine de la Trinité.

Le second prononce que les deux naissances, éternelle et temporelle, doivent être attribuées au Verbe.

Le troisième affirme l'identité du Verbe et de Jésus- Christ, même personne, à la fois Dieu et homme, faisant des miracles et souffrant.

Par le quatrième sont condamnées l'union <r)^6tiit>^ de Nestorius et ses différentes expressions, et l'union xaxà aiif/yaiv d'Apollinaire et d'Eutychès. On y adopte l'union xa6' uTCofftatftv ou xaxà tfuvOstfiv, laquelle maintient la distinction des natures, mais exclut leur séparation.

Le cinquième est dirigé contre ceux qui entendaient l'unité d'hypostase ou de personne en Jésus-Christ comme une simple unité morale de deux personnes ou hypostases, et attribuaient ce sentiment au concile de Chalcédoine. La Trinité, pas plus que le Verbe qui est un de la Trinité, n'a admis ainsi l'addition d'une nouvelle personne ou hypostase.

Le sixième anathématisme définit que Marie est vraiment, et non pas en figure seulement, Oeotoxoç, et que le concile de Chalcédoine l'a ainsi entendu. On y prohibe les appellations àvôptDTtotoxoç et xpitfTotoxoi;.

Le septième condamne ceux qui, en distinguant et comptant deux natures en Jésûs-Christ, ne font pas cette distinction Oîcopia {aovv), et leur supposent à chacune une subsistance propre et à part.

Dans le huitième, on explique que les formules Ix ouo ©ucreoiv et (Atôt (puortç tou ôeoii Aoyou ffeadtpxtofji^vyi ne doivent pas s'entendre d'une identité de cpuaiç ou d'oùtf(a de la divinité et de l'humanité qui se serait produite par confusion des deux, mais bien d'une unité personnelle.

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