‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 181 sur 424 · Ibid., col · texte numérisé non relu

Ibid., col

4. IsiD. Pelus., Epist. V, 261 (col. 1488); S. Jean Cum., Scala, grad. IV (col. 681); Anastase, Oratio de synaxiy col. 833.

5. Scala, grad. IV, col. 681 et suiv. Chez les audiens, au dire de Théodoret, la confession paraît avoir toujours été publique. On faisait passer le pénitent entre les livres saints (canoniques et apocryphes) : Il confessait ses péchés, et, sans exiger de pénitence préalable, on lui remettait ses fautes. Les prétendus pénitents, ajoute ïhéodoret, n

Ainsi comprise, la confession n'avait pas pour objet simplement les fautes connues et divulguées, mais aussi les péchés secrets^. Ceci était ancien. Ce que l'on cherche à préciser davantage, au moment où nous sommes, ce sont les catégories de fautes que nous appellerions actuellement mortelles, et qui devaient faire l'objet de la confession. On a vu déjà que saint Grégoire de Nysse avait essayé d'en donner une énumération^. A la même époque, Evagre le Pontique tente non pas de dresser un catalogue des fautes mortelles, mais de ramener à certains types fondamentaux, à certains péchés capitaux , les divers genres de fautes possibles. Il compte huit de ces péchés : la gourmandise, la fornication, l'avarice, la tristesse, la colère, l'ennui, la vaine gloire, l'orgueil ^, Saint Jean Climaque les réduit à sept, en remarquant que la vaine gloire et l'orgueil ne sont, au fond, qu'un même vice*. Mais ces classifications toutes théoriques n'étaient pas d'un grand sec'ours pour les confesseurs. Il est probable que ceux-ci leur préféraient des listes plus détaillées, continuant l'essai tenté par Grégoire de Nysse. On possède de ces listes un spécimen bien complet — trop complet — dans celle que donne le sermon déjà cité et faussement attribué à Jean le Jeûneur^.

voyant qu'un jeu dans cette cérémonie, cachaient leurs vrais péchés, et n'accusaient que des vétilles propres tout au plus à provoquer le rire (Haeretic. fabul. comp., IV, 10, col. 429).

1. IsiD. Pelus., Epist. V, 261. Voyez dans Chabot {Synodicon orientale, p. 433) le canon VI du patriarche Isoyahb I (582-595) indiqué par J. Labourt, Le christianisme dans Vemp. perse, p. 340 et suiv.

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