‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 183 sur 424 · Epist. ni, 243, col. 496 et suiv · texte numérisé non relu

Epist. ni, 243, col. 496 et suiv

près des confesseurs pour qu'ils se montrent bons, miséricordieux, faciles vis-à-vis des pécheurs, Cette idée est vivement mise en lumière dans les deux lettres du Pseudo-Aréopagite et de saint Nil que je viens de rappeler, et on la retrouve encore dans le Liber ad pastorem de saint Jean Climaque (xm)'. Celuici observe au surplus que Dieu n'a jamais révélé les péchés qu'il a entendus dans la confession, de peur que par cette publicité les pécheurs ne fussent détournés de l'exomologèse : manière discrète évidemment d'exhorter les confesseurs à ne révéler ni directement ni indirectement — par la satisfaction publique imposée — les fautes secrètes des pénitents^. La pénitence publique cependant n'est pas abolie pour autant. Les fornicateurs continuent, au témoignage de saint Jean Climaque, d'être privés de la communion un certain temps après leur confession, comme le veulent les canons apostoliques^, et l'on retrouve les anciens canons pénitentiels reproduits dans les collections nouvelles de Jean d'Antioche dit le Scolastique (vers 550), et le Nomocanon paru sous Héraclius (610-641) ^. Les œuvres expiatoires soit publiques, soit secrètes, restent d'ailleurs substantiellement ce qu'elle3 étaient autrefois : ce sont des jeûnes, des veilles, le coucher sur la dure, le sac et la cendre, les larges aumônes^. Chez les moines, dans la catégorie des pénitents, elles prenaient par-

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