‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 247 sur 424 · Cassien, Coll. VIII · texte numérisé non relu

Cassien, Coll. VIII

8. Cassien, Coil. VII, 32; VIII, 12, 13; S. Fulgenge, De remiss, peccat., I, <6; S. Grég., Moral., II, 74.

9. S. PaosPER, In psalm. CIII, vers. 20, .21; 25, 26; S. Grég., Moral.^ l, 16.

3i4 HISTOIRE DES DOGMES.

§ 5. — L'homme, la grâce, le mérite.

Saint Augustin avait laissé sans le résoudre le problème de l'origine de l'âme humaine : entre le créatianisme et le traducianisme il ne s'était pas prononcé. Après lui, la même incertitude persiste chez les auteurs qui se rattachent à lui plus étroitement. Tandis que les semi-pélagiens ou les écrivains plus indépendants, comme Cassien^ Gennade^, Cassiodore^ enseignent nettement que les âmes sont créées par Dieu, saint Fulgence ^, saint Grégoire^, saint Isidore^, saint Ildefonse '^ continuent de déclarer que leur origine est inconnue.

Cette question d'origine toutefois n'est pas celle qui passionne le plus le v® siècle et les siècles suivants, à propos de l'âme humaine. Fauste a soulevé une polémique en soutenant, dans ses lettres m etv^, que l'âme est corporelle, parce qu'elle est quantitativement localisée. Son sentiment est partagé par Gennade^; mais il est réfuté par Claudien Mamert dans ses trois livres De statu animae ^ ^, par Licinianus de Carthage ^ ^ , et généralement condamné par nos autres auteurs,

\. Coll. VIII, 2S.

2. De eccles. dogm., U, \S. Gennade remarque d'ailleurs qu'il n'y a en l'homme qu'une seule àme {ibid., 13, 19, 20).

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