‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 276 sur 424 · De Trinitate, XII, col · texte numérisé non relu

De Trinitate, XII, col

5. Maxime de Tcr., Homil. XCVIir, col. 481, 482; Sermo XVI col. 567; S. FULC, Epist. XII, 1«; S. Grég., Epist. XI, 45, col. IMiû.

G. Moral., IV, praef., cap. III, col. 635 ; cf. Bède, Hexaem., IV, col. 163, 185; Homil. I, 10, col. 54.

le martyre, qui lui-même est un baptême parfaite Le ministre ordinaire du baptême était l'évêque assisté des prêtres et des diacres. En cas de nécessité seulement, il était permis aux clercs inférieurs ou aux fidèles laïques de baptiser 2.

Quant à la valeur du baptême administré par les hérétiques, c'est une question qui restait toujours actuelle en Occident par suite du mélange des envahisseurs ariens avec les populations catholiques, mais sur laquelle on était pleinement fixé par les décisions de l'Eglise et l'autorité de saint Augustin. Saint Léon, saint Grégoire, Gennade, saint Fulgence, saint Isidore, saint Ildefonse sont unanimes à enseigner que le baptême conféré par les hérétiques au nom de la Trinité ne doit pas être renouvelé ^. Ce n'est pas à dire que ce baptême soit regardé comme fructueux et effaçant les péchés. On a vu que saint Isidore paraît admettre la solution augustinienne qui considérait le sacrement même reçu de bonne foi comme inefficace en ces circonstances. Et il semble bien que ce soit aussi l'opinion de saint Fulgence quand il écrit absolument : a Baptismus autem extra Ecclesiam quidem esse potest, sed nisi intra Ecclesiam prodessenon potest^ ».

Mais de plus, celui qui, baptisé dans l'hérésie, revenait à l'Église, devait être réconcilié par un rite spécial, qui complétait en quelque sorte son baptême. Ce rite, on l'a dit ailleurs, paraît bien avoir été pendant

1. Maxime de Tur., Sermo LXXXVHI, col. 708, 709 ; Gennade, De eccl. dogm., 74; S. Grég., Moral., IV, praef., cap. III, col. 635.

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