‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 293 sur 424 · Dialog., IV, 57; ni, 3; In evang. homiU XXXVII · texte numérisé non relu

Dialog., IV, 57; ni, 3; In evang. homiU XXXVII

a. Dialog., IV, 58, 59.

4. Suff ce paragraplie voir spécialement : A. Boudinhom, Sur VhistQÎre^

dans la discipline pénitentielle des transformations profondes' que nous devons étudier de près. Aussi n'est-il pas inutile de rappeler brièvement quel était exactement l'état de cette discipline à la mort de saint Augustin, moment où commence notre enquête.

On peut le résumer ainsi'.

La pénitence est due pour les péchés plus graves commis après le baptême; non seulement pour les trois fautes ad mortem (apostasie, adultère, homicide), mais généralement pour les fautes que nous qualifions actuellement de mortelles, pour celles, dit saint Augustin, dont l'apôtre affirme que leurs auteurs n'entreront point au royaume des cieux.

Vactio paenitentiae comporte d'abord une accusation secrète et détaillée de ces fautes, — puis l'accomplissement d'une expiation (exomologèse) imposée par le confesseur, et proportionnée à la nature des fautes et aux dispositions du pénitent. Cette expiation a deux degrés. Tantôt elle est pUnière, solennelle, publique, quand les fautes d'ailleurs très graves [ita

de la pénitence, dans la Revue cThist. et de littér. religieuses, II (1897), p. 4% et suiv. E. Vacandard, article Confession dans le Dictionn. de théol. catholique. P. Batiffol, Etudes d'hist. et de théologie positive, i'"^ série, 3« édit., Paris, 4904, p. 445-194. F. Loofs, Leitfaden zum Studium der DG., 4« édit., § 59 (p. 475 et suiv.). A. Wasserschleben, Die Bussordnungen der abendlichen Kirche, Halle, 4851. H. J. Scumitz, Die Bussbûcher und die Bussdisciplin der Kirche, Mayence, 4883; Die Bussbûcher und das kanonische Bussverfahren, Dùsseldorf, 1898 (ces deux volumes sont cités comme les tomes I et II du même ouvrage, Die Bussbûcher). P. Fourmer, Étude sur les piénilentiels, dans la Revue d'hist. et de littér. relig., VI-IX (1901-4904). B. Brat, Les livres pénitentiaux et la pénitence tarifée. Briguais, 1910. A. Malnory, Quid Luxovienses monachi, discipuli sancti Columbani, ad regulam monasteriorum atque'ad communem ecclesiae profectum contiilerint, Parisiis,

1. Nous occupant ici del'iiistoire des dogmes et non delà discipline, on comprend i]ue nous n'entrions pas dans tous les détails que comporterait une histoire de la discipline pénitentielle. On excusera cependant la longueur relative de ce paragraphe, en raison de l'importance de la matière dont il traite, et des éléments très complexes dont il a fallu y tenir compte.

grana) ont un caractère scandaleux : c'est celle qui est imposée notamment pour les trois péchés admorteni. Le pénitent, revêtu du cilice et ayant reçu l'imposition de la main in paenîtentiam, associe par ses larmes et ses prières la communauté chrétienne à sa pénitence ^ D'autres fois, pour les péchés moins graves ou restés plus ou moins secrets, l'expiation s'accomplit par des exercices privés et moins durs [quibusdam correptionum medicamentis],

La troisième partie de Vactio paenitentiae est la réconciliation. Toute réserve ayant cessé, la réconciliation est accordée à tous les pécheurs, mais pas à tous dans les mêmes conditions. Il en est, comme les vierges consacrées à Dieu et les moines incontinents, dont la pénitence doit durer toute la vie, et à qui, à la fm, on n'accorde que la communion^. D'autres, devenus apostats et idolâtres puis repentants, sont réconciliés, mais seulement aussi au moment de la mort^. D'autres enlîn, moins coupables, sont absous le jeudi saint. Il reste bien entendu d'ailleurs que les pécheurs peuvent toujours demander la pénitence même à leurs derniers moments, et qu'alors, quelque courte ou même nulle qu'ait été leur expiation, on ne leur refuse pas l'absolution et la communion'*.

Sauf à Rome où, depuis le pape Marcel (304-309) ^,

^' 1. Sur le fait de savoir si le pénitent était exclu de l'église, v. A. Bou- DiNHON, La missa paenilentium dans l'ancienne discipline d'Occident, dans la Revue d'hi&t. et de littér. relig., Ml (1902), p. 1-20. P. Batiffol, La missa paenitentium en Occident^ dans le Bulletin de littér. ecclés., 1902, p. 5-18.

2. SiniCE, Epist. ad Himerium, 7 (P. L., XIII, 1137). Le pape ne parle pas d'absolution, mais seulement de la communion peut-être parce qu'il s'agit de moines et de moniales. Fausle de Riez, ou le verra, regardait la profession monastique comme l'équivalent de Vactio paeni' lentiae.

-3. Ibid., 4, col. 1136.

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