‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 299 sur 424 · V. les sermons CCLVI-CCLIX (P. L., XXXIX · texte numérisé non relu

V. les sermons CCLVI-CCLIX (P. L., XXXIX

chute K Ne pouvait-on, lodrt «en la conservant pour les fautes d'une gravité vraiment exceptionnelle, organiser à côté d'elle, pour les fautes plus co-mmunes et, hélas! trop fréquentes bien que graves encore, une <.actio j)aenitentiae d'un usage plus commode?

Oui, on le pouvait, et il semble bien que, lentement, cette organisation fut ébauchée çà et là dans le courant des V® et vi' siècles pour être complètement ;achevée au vu*. La pénitence privée conserva tel qu'elle le trouvait le rite de la confession qui était déjà secrète : elle conserva également, du moins pendant un certain temps, le rite de l'absolution publique du jeudi saint : le pénitent privé recevait son absolution mêlé aux pénitents publics; mais elle se distingua de la pénitence plénière ou solennelle en ce que le pénitent, sa confession faite, accomplit privément et en son iparticulier, sans qu'aucune cérémonie le mît à part de la communauté des fidèles, les œuvres satisfactoires que le confesseur lui avait imposées. De plus, elle n'entraîna pas, pour celui qui s'y était soumis, les interdictions qu'entraînait la pénitence publique et dont il a été question plus haut ; et enfin nous verrons qu'elle devint assez vite renouvelable. C'était le remède trouvé aux inconvénients que présentait l'ancienne discipline.

On en rencontre, en Occident, les premiers vestiges dans saint Augustin. Comme nous l'avons déjà remarqué^, celui-ci distinguait deux sortes de satisfaction pénitentielle, Tune plus douce pour les péchés secrets, qui s'opère « quibusdam correptionum medicamentis », l'autre luctuosa, lamentabilior ^ gravior,

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