‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 3 sur 424 · P. G., XCI, 32J · texte numérisé non relu

P. G., XCI, 32J

.5 Cyuill., In loannis evanq., IX (col. 216) ; Théodoret, Epist. CLI (col. 1440), CXLV (col. 1384).

on fait la théorie de cette preuve. Le Saint-Esprit parle par les Pères ^ ; les Pères nous enseignent ôp6wç te xai a7r>.avw<;, et ils forment, dans l'Eglise, une succession ininterrompue dans laquelle saint Cyrille n'hésite pas, comme évêque, à se mettre lui-même^. C'est l'argument de l'autorité de l'Église- dispersée s'exprimant par ses pasteurs.

Aussi, de même que l'on a constitué des dossiers scripturaires, on constitue, en vue des controverses à soutenir ou des conciles à célébrer, des dossiers patristiques, recueils où chacun va puiser, qui passent d'un auteur à l'autre et qu'on s'efforce toujours d'enrichir 3. Saint Cyrille en avait préparé un qui fut lu à la première session du concile d'Éphèse''. Les é vaques orientaux, de leur côté, en compilèrent un autre qu'ils ne purent utiliser immédiatement, mais qui a passé en partie dans VEranistes de Théodoret. Ce dernier ouvrage lui-même en contient trois contre les monophysites^. Nous en trouvons un semblable dans l'ouvrage attribué à Léonce de Byzance contre les mêmes hérétiques^. La controverse monothélite en suscita de nouveaux. La lettre du patriarche Mennas à Vigile, au dire de Sergius, aurait déjà réuni des textes en faveur d'une unique volonté en Jésus-Christ '^. Ce qui est certain, c'est que le patriarche Macaire présenta au sixième concile œcuménique — sessions cinquième et sixième — trois recueils de ce genre *. Les

1. Cyrill., Adv. Nestor., IV, 2 (col. 176) : ),aXûîjvTo; èv aÙTOtç toO àytou 7tv£U[xaT0ç.

Page 1